22 janv. 2012

Parenthèse soldesque et "The Artist" au cinébar de Birmingham

Bon, on va un peu raconter notre vie dans ce petit article.

Donc en fait, on fait souvent les soldes en ce moment. Ici, elles ont commencé dès le lendemain de noël et continuent jusqu'à aujourd'hui. C'est fou comme en faisant les magasins, on se dit qu'on se fait bien avoir en France ! Plusieurs magasins proposent vraiment des prix très bas, et les soldes sont...ici vraiment des soldes, et pas les -20% qui se transforment en -40% au bout de la quatrième démarque comme on trouve en France. François s'est par exemple acheté un costume pour ... 30€, et moi une robe à 35€ au lieu de 160€.
Donc bref, on est content, on a acheté plein de trucs, des chaussures, des sacs, des robes, des costumes, des sweats... On se fait la promesse de ne plus rien acheter en France pendant 5 ans en échange. Bref, on a bien consommé, on a enrichit le PIB anglais, on est heureux.
Petit aperçu de nos achats
Bon à part dépenser l'intégralité de l'argent qu'on n'a pas, on fait autre chose de notre vie, pour avoir l'air un peu intelligent, comme aller au cinéma.
On s'est donc décidé d'aller voir "The Artist". Parce que :
- il y a des affiches un peu partout et des pubs à la télé pour le film, et comme on est des moutons qui écoutent attentivement, on s'est dit que ça pouvait être bien
- c'est un film muet donc c'est pas trop compliqué pour suivre dans un cinéma anglais
- il y a Jean Dujardin
- on aime bien Jean Dujardin
- on aime bien les trucs rétro
- on aime pas les films d'action américains
- c'est un film américain mais aussi un peu français
- et accessoirement, le film a reçu le prix d'interprétation masculine à Cannes, 3 autres récompenses aux Golden Globes ("meilleur acteur" "meilleure musique originale" "meilleure comédie"), et est nommé dans la catégorie "meilleur film", "meilleur réalisateur" "meilleur acteur "meilleure actrice" aux Oscars.

Forts de tous ces bons arguments, nous avons donc acheté nos places au "Electric cinema" de Birmingham, le plus vieux cinéma d'Angleterre. Le truc vachement cool de ce cinéma est qu'il n'en est pas vraiment un. En fait, c'est un "cinébar". La différence est donc que la plupart des gens achètent une bière, et surtout une bouteille de vin pour regarder le film.
(parenthèse : c'est fou comme les Anglais boivent du vin, pourtant assez cher ici ! Énormément de femmes surtout prennent une bouteille chacune ou à deux dans les bars) (parenthèse-bis : c'est pas souvent du vin français)


L'autre particularité, c'est que ce ciné propose des vrais canapés moelleux. Il suffit donc de réserver à l'avance les sofas (avec un petit supplément) et on se croirait à la maison ! (c'est une expression, car j'ai pas vraiment de canapés ni d'écrans géants chez moi) (bref).
Nous avions donc réservé le canapé "Charlie Chaplin" pour deux. On arrive donc dans la salle qui se remplit très vite.


Un vinyle (ou un MP3, je sais pas en fait) tourne en fond : c'est Gainsbourg. En Angleterre, ce dernier est très célèbre, et ses vinyles sont recherchés et donc chers. (au cas où vous avez des vinyles de Gainsbourg dont vous ne savez plus quoi faire, venez les vendre sur un marché ici...)

Bref, nous voici sur notre canapé, au doux son de Jane Birkin et Gainsbourg... Le film et ses jolies musiques commence. Au bout d'un petit moment, on a donc utilisé le service gratuit du cinéma : pouvoir envoyer un texto avec sa commande et son nom de sofa (Chaplin pour nous, si vous avez bien suivi). Quelques minutes après, on nous a donc apporté glaces et verre de vin dans la salle... Vous pouvez aussi vous faire livrer vodka, whisky, cookies, gâteaux apéros, thé anglais...



Tout ça pour dire que regarder un tel film dans de si bonnes conditions aide à apprécier le film...
Donc voilà, ce film est génial, que dire, exceptionnel. Courrez- y !

Élodie et François

19 janv. 2012

Le stress des exams

Au lieu de manger des yaourts bio de Danone, j'ai trouvé une bonne solution pour apprendre à surmonter le stress des exams : étudier en Angleterre.

Évidemment, je compare toujours avec ma situation en France. C'est plus facile que de comparer avec le système allemand/belge/argentin/chinois/oun'importequelpays que je ne connais pas du tout, hein... Bref, avec mon petit regard très franco-français, je suis parfois surprise par nos voisins Anglais qui sont censés de ne pas être si différents de nous...


Donc voilà, si tu es à Sciences Po à Rennes, tes exams c'est ça :
  • Le 3 janvier après 2 petites semaines de vacances, tu commences tes deux semaines de partiels. Chaque jour, tu as un exam de 4 heures. Le lendemain, tu recommences. Quand tu as des options, ou pour les langues, c'est 3h de plus l'après-midi. 
  • Tu passes tes vacances de noël et ton réveillon du nouvel an à penser à l'unique sujet que tu auras sur ta table quelques jours plus tard. 
  • Si tu es en deuxième année, tu as en plus le petit stress : ta note détermine le lieu où tu iras passer ton année à l'étranger.


  • Donc, tu te bats intérieurement avec le modèle IS-LM en économie, tu pries pour que le 15ème siècle en Turquie tombe, tu apprends par coeur le nom/date exacte de 60 arrêts du Conseil d'Etat dans ton GAJA, (le seul dont je me souviens est l'arrêt Morsang-Sur-Orge de 1995) (oui, j'ai regardé sur Google "affaire du lancer de nain", j'ai déjà tout oublié)... 
  • Bref,  tu t'organises méticuleusement pour faire le moins d'impasses possibles, tout en priant pour ne pas avoir moins de 2 notes en dessous de 7/20 et aller direct au rattrapage dès le 1er semestre...


En revanche, si tu es perdu en plein milieu de l'Angleterre, tes exams c'est ça :
  •  On t'a donné du 15 décembre au 15 janvier pour réviser. (sans compter les "semaines de lecture" où tu n'as pas cours en novembre, afin de te laisser "lire") 
  •  Tu n'as pas 10 matières, mais 6. Tu n'as pas 6 exams mais 3.
    • Tu as 2 exams à faire tout seul chez toi. On te donne les 5 sujets au choix 2 ou 3 mois à l'avance. Tu dois écrire 1000 mots, soit 3 pages. Tu dois les rendre vers le 15 janvier.
    • Tu as 1 exam pour ton cours sur les Médias britanniques qui consiste à faire 500 mots en groupe de 4 personnes pour présenter un journal où tu n'écris pas les articles, tu mets juste des photos et un résumé, ça ira. Plus de 100 mots, par personne, quand même.
    • Tu as 3 autres exams sur table, dans la deuxième semaine de janvier :
      L’anagramme de "Stressé" est "dessert" en anglais
 
  • C'est alors que tu entends une Anglaise lever la main en cours : 
"euh, Madame, je vais pas pouvoir faire l'examen car j'en ai un autre le même jour -ah bon.? A la même heure ? -Non, c'est l'après midi et le votre c'est le matin. -ah oui, c'est un peu embêtant, essaies de voir avec les organisateurs si tu peux changer..."
(4 heures d'examen le même jour! Waouh) 


  • Chaque exam dure 2 heures. Tu as 2 questions au choix sur 8/10 questions. Le prof t'a clairement dit de ne réviser qu'un quart de ce qu'on a "vu" en cours, car sinon, tu révises pour rien...
  • Donc, le jour de l'exam, tu arrives, tu choisis tes questions...Tu cherches partout un possible brouillon pour faire une espèce d'intro/plan/conclusion. Ou au moins noter tes idées.  Tu regardes autour de toi, et tu t'aperçois qu'en fait, les Anglais écrivent tout ce qui leur passe dans la tête, sans aucune structure, tout d'un bloc. Pas besoin de brouillon, donc. Toi, tu as été formaté, tu ne peux pas rendre un semblant de dissertation sans un 2 parties-2 sous parties... Tu te bats donc avec le verso du sujet de l'exam pour écrire un minimum de plan... Sauf que, vu les questions de l'exam, tu peux toujours essayer de faire un plan en moins de 10 minutes :
      • 1) qu'est ce que le libéralisme ?
      • 2) En quoi la révolution française a contribué à former les États modernes ?
  • Tu as donc 1 petite heure par question, sans brouillon, en anglais, pour répondre à des questions qui vaudraient le coup d'y passer au moins 6 heures...
  • Tu essaies de te remémorer des trucs sur les sujets, des auteurs, etc. Mais bon, après tu penses à ta prof : "surtout, si vous vous rappelez pas des auteurs ou théoriciens,ne vous inquiétez pas, écrivez "un auteur a dit ça" et ça passera..."










  • Dernière option, tu peux aussi avoir un exam, où le prof t'envoie par mail le sujet une semaine en avance. Tu dois donc choisir un sujet, et ensuite, tu dois arriver le jour de l'exam sur table, avec une feuille A4 où tu notes tout ce que tu veux dessus. Pratique, rien à apprendre














 Cette photo n'est pas de moi. 
D'ailleurs on n'a pas le droit à amener de la nourriture, 
à part en prouvant le besoin avec un certificat médical



  • Tu sais qu'il ne faut pas avoir 50/100 (soit 10/20 pour nous) mais 40/100 pour réussir à l'examen. Donc tu n'as pas besoin d'avoir la moyenne.


Bon, après je fais la maline, mais écrire un anglais c'est pas évident quand tu n'es pas.. un anglais comme tous les autres qui passent l'examen. Surtout quand, au lieu d'écrire que tu es dans le programme Erasmus, tu fais comme moi, tu écris que tu es en 2ème année, cursus anglais normal...


Pourquoi j'écris ce petit billet ? Surement pour pouvoir le relire l'année prochaine, sourire, et me dire... ahhh, Erasmus, c'était le bon temps. (avec la voix d'une petite vieille qui sait déjà tout de la vie). Bref, le retour à la vraie vie universitaire française va être difficile.



Elodie

14 janv. 2012

Choses vues

Voici un article un peu différent... En se replongeant dans les fins fonds de nos disques durs, nous avons retrouvé des photos un peu étonnantes/typiques/bizarres qu'on a surtout prises au début de notre séjour. Pour la plupart, ce sont donc des photos prises lors de nos excursions anglaises, ou pendant les premiers jours à Birmingham, quand on n'était pas encore habitué. Donc en vrac, quelques photos de chez-nous :

On commence par une photo qui date d'octobre. Dans le quartier vintage de Birmingham, il était organisé une vente de fringues des années 60's. Les vieilles motos et shorts en jean étaient donc de sortie, à côté des vinyles et vieux pulls en laine.

Toujours une photo de Birmingham, cette fois-ci dans un autre quartier ; le "Jewellery quarter" (quartier des bijoux). 40% de la production de bijoux en Angleterre vient de Birmingham, et ce quartier tout en briques rouges regroupe tous les ateliers des grands bijoutiers et des petites échoppes. Ici, c'est le musée des bijoux, avec visite guidée d'un vieux atelier.

Une rue de Birmingham, avec la mention "cul-de-sac" que les Anglais utilisent beaucoup, sans que ce soit trop familier.

Sur un étal dans le marché de Greenwich à Londres, début novembre. £6 (soit 7,50€) l'assiette décorée datant de 1981, commémorant le mariage du Prince de Galles et de Diana

Chez un disquaire de Birmingham : vieux livres et vieux vinyles rayés, tout en désordre, dans un sous-sol.

Sculpture ; représentations humaines dotées de gros cœurs rouges au lieu de visages normaux. Ici, suspendu dans l'air, avec un ballon.
Encore une sculpture du même artiste, un peu plus haut dans le bâtiment.

Ce jour-là, nous voulions visiter la cathédrale St Philip's de Birmingham, nous rentrons donc. Un homme est juste là pour nous accueillir. Il nous tend un papier et nous fait nous asseoir. Pas vraiment le choix, on est là, pris au piège, la messe commence. On est vendredi, 16h, au mois d'octobre. Ici, toute la messe est en latin, mais la vraie surprise est qu'il s'agit d'une messe anglicane: les femmes sont donc autorisées à faire la messe, au même titre que les hommes.Il y avait donc une femme prêtre, avec des hommes sous ses ordres. (Nous sommes partis discrètement au milieu de la messe)

Autre photo du quartier vintage de Birmingham. La sculpture, censé représenter les liens entre l'homme et la nature, est assez impressionnante en réalité, du fait de sa taille.
Affiche interdisant les chewing-gums dans un bar, dans la rue principale de Birmingham.

Birmingham. Novembre 2011. Une maison parmi d'autres dans le vieux quartier industriel délaissé par la ville.

Lendemain du 30 novembre 2011, dans la rue principale de Birmingham, il reste des affiches de la grande grève de la fonction publique. Sur l'affiche : "Cameron, menteur", "nous ne voulons pas payer pour leurs crises", "pas de coupes budgétaires, un combat pour chaque travail". Ici, les salariés devront  augmenter de 50 % leur contribution pour leurs retraites, tandis qu'ils toucheront une pension plus faible, basée sur la moyenne des salaires plutôt que sur les dernières années. Surtout, l'âge de la retraite, qui s'étale actuellement entre 60 et 65 ans, va augmenter à 65 ans pour tous en 2018, puis 66 ans dès 2020 et jusqu'à 68 ans d'ici 2030. Cette grève a énormément mobilisé, mais le secteur privé n'a pas bougé, près de 60% des Anglais ne soutiennent pas la grève. Les transports, la poste (privatisés ici) ne se sont pas joint au mouvement, qui n'a donc eu aucunes répercussions sur le plan politique.



La faucille et le marteau, en Angleterre ! Et oui ! Nottingham, novembre 2011


Oxford, octobre 2011. Un peu de chez nous !

Sur un bar de Birmingham, affiche : "si tu as l'air d'avoir moins de 25 ans, prépare toi s'il te plait à montrer ta carte d'identité." Dans les magasins, partout, c'est pareil. On peut acheter de l'alcool après 18 ans, mais il faut quand même montrer sa carte d'identité, même pour une toute petite bière... En gros, si tu as un look de - 25 ans, on vérifie que tu as quand même + que 18 ans.


Birmingham, octobre 2011. Un caviste... Joli, hein ? La plupart des échoppes ressemblent à ça en Angleterre, quand on s'éloigne des centres commerciaux tout-beaux tout-modernes.

Birmingham, dans le quartier des bijoux. Beaucoup de cadenas cloués sur un mur, ne refermant rien derrière eux.


Bus rouges de Birmingham. J'aime bien cette pub.

Encore un exemple de l'urbanisme très spécial de Birmingham. Mélanger le moderne et l'ancien de façon complètement anarchique, la principale règle d'urbanisme de la ville...


En l'honneur des soldats tués pendant la 1ère guerre mondiale, tous les Anglais portent sur leur veste un petit coquelicot rouge. Le coquelicot symbolise le souvenir, et le rouge la couleur du sang. Il est très mal vu pour tous les politiques de ne pas en porter pendant la semaine du souvenir. Ici, pas de jour férié le 11 novembre, mais une mobilisation nationale (TOUT LE MONDE EN A UN, c'est impressionnant). Les bénéfices de chaque coquelicot, symbolisant donc la paix, sont reversés... à l'armée britannique.



Voilà, on s'arrête donc là avec toutes ces photos n'ayant aucuns liens entre elles. 
A bientôt, 
Elodie et François

5 janv. 2012

Nouvel an londonien

François et moi avions décidé de se séparer pour fêter le nouvel an, étant donné qu'il souhaitait rester en France pour l'occasion, et que, de mon côté, je préférais les douze coups de minuit de Londres.
C'est donc avec un petit pincement au cœur que j'ai repris l'avion le 30 décembre, direction la capitale anglaise. Accompagnée par Charlotte, nous devions retrouver Marie et ses coloc's le lendemain... C'était donc parti pour deux nuits en auberge de jeunesse à London, avant de faire visiter un peu Birmingham.

Chambre à 4
L'avion décolle donc de Dinard pour se poser une heure plus tard à Londres. Avec le décalage horaire d'une heure, on arrive donc à la même heure de l'autre côté de la Manche...

Notre auberge est située dans le centre de Londres, à Russel Square. Pratique donc pour le métro. Pour ceux que ça intéresse, il s'agit du "Générator Hostel London". (je le précise, car c'est assez compliqué de trouver une bonne adresse en ce qui concerne les auberges à Londres)
Levées tôt le le 31 décembre, il est l'heure de profiter de la dernière journée de 2011 ! Nous avons donc commencé par Camden, le fameux marché déjanté dont je vous ai déjà parlé. Toujours sous le charme de ce quartier, bien que j'y sois déjà allée plusieurs fois... J'ai repris quelques photos des devantures des magasins. Voici donc en vrac d'autres magasins de Camden :

Devanture d'un magasin de petites babioles en tout genres...

Salon de tatouage

Magasin de chaussures à gauche / Magasin de fringues gothiques à droite.


 J'adore vraiment ce quartier, très différent des quartiers plus touristiques, classiques et bourgeois du sud de Londres... 


Nous avons ensuite continué vers un marché moins déjanté, beaucoup plus dans l'esprit kitsch anglais : Portobello Road, dans le quartier de Notting Hill.




Ce marché, c'est un peu un condensé de ce qu'on imagine de l'Angleterre :  services à thé kistschissimes à souhait avec des fleurs ou la tête de la Reine Élisabeth II, des petites échoppes recouvertes d'Union Jack, et des friperies et magasins de fringues à la mode british :
- des robes très courtes
- des cerises en plastique en pendentif
- des chaussures avec 15 cm de talons
- des serre-têtes avec des raisins en plastiques ou des petites fleurs... Bref, le bon goût britannique !


Il y avait vraiment beaucoup de monde, en ce 31 décembre.



Il est presque 16h, la nuit commence donc à tomber outre-manche, et 2012 se rapproche. Direction donc le quartier de Westminster...
Arrivés devant Big Ben et les Houses of Parliament illuminés, les préparatifs commencent. On peut apercevoir à peu près une centaine de personnes, déjà assises par terre sur le pont à attendre le feu d'artifice de minuit.
Nous continuons cette journée par une pause café dans un sous-sol-espèce-de-casino-fête foraine-costa-café-macdo (????) près de la grande roue de Londres. Nous ressortons une heure plus tard, et déjà la foule commence vraiment à s'amasser près de Big Ben.

Westminster Abbey
On décide de continuer nos visites du quartier par la Westminster Abbey, la fameuse cathédrale où se sont mariés Kate et William en avril dernier. Il y avait très peu de monde, et avec les sapins de noël un peu partout, l'instant est magique !









Après un détour par le Sainsbury's, il est temps de retourner sur le grand pont au dessus de la Tamise qui fait face à la grande roue de Londres. On parvient à se faufiler parmi une foule de plus en plus compacte. Il y avait ce soir là 250 000 personnes. En guise de repas de réveillon, ce sera un pique-nique bière-chips-sandwich sous Big Ben, entourés de russes, ukrainiens, anglais et bungladais. Nous sommes donc restés là, 4h, à attendre les fameux douze coups de minuit. On n'avait pas prévu de parapluie, heureusement, il n'a plu que très peu. Parait-il qu'il faisait d'ailleurs plus chaud à Londres qu'à Madrid ce soir-là, avec un +15°c. (selon un journal anglais, mais bon j'ai un peu de mal à y croire, je pense qu'il s'agit de l'auto-persuasion britannique )


L'attente n'est pas interminable, grâce à la musique diffusée par la BBC et l'ambiance qui se dégage.


Quelques minutes avant minuit, les gens font le décompte, on entend alors Big Ben sonner les douze coups, et deux feux d'artifice simultanément éclatent à minuit pile :
- sur le Big Ben, juste au dessus de nos têtes
- en face, sur la Grande roue et la Tamise

On ne sait plus ou regarder, on en prend plein les yeux ! Nous étions vraiment bien placés (on l'avait mérité!) et on avait réellement l'impression que Big Ben s'écartelait et allait tomber en morceau avec le feu d'artifice.

Voici quelques photos ! (la qualité n'est pas terrible, 
mais c'est pas facile de prendre en photo un feu d'artifice...)




Et de l'autre côté, vue sur la Tamise et le London's eye (grande roue) :

 Petit aperçu de la foule :

 
Voici une vidéo de la BBC sur l'évènement :


Le feu d'artifice était vraiment splendide ! J'aimerai savoir le prix qu'il a pu coûté à la ville de Londres, j'ose à peine imaginer. 
En revanche, l'autre partie de soirée était vraiment moins intéressante ! Je n'avais jamais vu une foule aussi compacte. Tout le monde voulait prendre le métro, continuer la fête... Au final, impossible de se déplacer, nulle part dans Londres. On peut le dire, c'était un vrai bordel. Nous avons donc pu rentrer chez nous 3h30 plus tard, au lieu de 25 minutes en temps normal.



Le lendemain, après une bonne nuit, (supplément de 5€ payé à l'auberge pour pouvoir dormir jusqu'à 1h de l'après midi!), c'était reparti pour les visites de Londres...

Tower bridge et St Paul's cathedral sous la pluie...



Lendemain, départ vers Birmingham, visiter un peu :




Mais aussi profiter des soldes qui se sont ouvertes ici dès le lendemain de noël ! Birmingham, c'est un peu le temple de la consommation, avec ses 4 centres commerciaux dont un immense (grand comme 26 terrains de foot) sans oublier toutes les rues commerçantes...
Dur de résister face à leurs -75 %...



A bientôt et bonne année 2012 à tous ! (Bonheur, richesse, amour, tout ça, tout ça !)

Elodie