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29 mars 2012

Un petit air de nostalgie

On met beaucoup de photos sur ce blog des villes qu'on visite au Royaume de la Reine, et peu de notre ville à nous... On va donc essayer de réparer ça aujourd'hui, car depuis notre arrivée, on a beaucoup parcouru la ville, et les quartiers sont devenus vraiment familiers. C'est une agréable sensation de parfois se sentir "brummies", un vrai de vrai. Ici, c'est devenu notre chez-nous, alors même que dans quelque mois, tout ça, c'est fini.
(Oui, oui, il y a un peu de nostalgie qui se cache derrière tout ça !) 

En vrac, quelques photos donc :

Broad Street, près des canaux
Les canaux
Avec Julie


Un canard à une patte
Encore les canaux
Toujours les canaux, c'est deux taches noires au milieu, c'est Julie et moi

OUI on ferme les yeux à cause du soleil. OUI il apparait parfois en Angleterre.

Mairie/musée de Birmingham
Avec Julie, dans un centre commercial de luxe
Vue, de nuit, depuis le centre commercial

Voilà donc quelques photos de notre ville qui ne sera bientôt plus la notre. On part fin juin retrouver la France.

En attendant, 5 dissert's pour moi à finir (à commencer aussi!), l'année universitaire est terminée. Pour François, il lui reste les oraux du concours à passer fin avril...
Ensuite 2 mois de vacances avant cet été... Que c'est bon Erasmus !

Et sinon, on revient tout juste de l’Écosse. Magnifique. On vous montre quelque photos d’Édimbourg très vite !


Élodie

2 mars 2012

L'esprit perdu dans la Manche, quelque part entre la France et l'Angleterre

Nous voici de retour au bled. Après presque deux semaines en France, il était temps de rentrer. Entre temps, j'ai eu 22 ans, j'ai rencontré mon neveu, François a passé son concours et moi j'ai eu mes exams... blablabla.

La seule chose qui avait vraiment changé en France, c'est ça :
Panneau électoral, banlieue parisienne, février 2012

Et oui, les élections se rapprochent. Être à l'étranger en 2012, pour moi, c'est génial mais aussi super frustrant. Ma connexion internet est si faible que je peux à peine visualiser une vidéo, alors regarder les débats politiques de France 2 en streaming, on oublie ! La radio et la presse aussi...

Bref, il ne reste plus qu'internet pour se tenir au courant. Alors tous les matins, je fais ma petite revue de presse en ligne, mais...c'est pas pareil.On était vraiment surpris quand on a allumé la télévision, de voir le petit "J-63" en bas à droite de l'écran BFM-TV, ou les affiches quand on se promène, d'entendre les gens en discuter... Sentir une atmosphère différente.
Sinon, la France, c'est toujours pareil. C'est donc avec plaisir, tristesse, nostalgie et envie qu'on l'a quitte (si tu as cru lire"la France tu l'aimes ou tu la quittes", c'est que tu es fatigué par ces élections).

On la quitte donc, même si on l'aime. Cette fois-ci, le voyage retour se fait en avion et sous un grand soleil, le dernier jour de février, le 29 (année bissextile = grand évènement à souligner) pour la modique somme de 12€/personne (merci ryanair).

On a eu la chance de voir un coucher de soleil... depuis le ciel. Nous nous retrouvons donc au dessus des quelques nuages, pour une petite heure, juste le temps que le soleil se couche. Magnifique moment.
Voici donc quelques photos PAS retouchées :

Départ de Dinard

On survole la Bretagne sous une couleur rose-orange vue du ciel
Couleurs magnifiques
Quelque part au dessus de la Manche

Un peu plus haut dans le ciel
La vue depuis le hublot
Ce ne sont pas des vagues mais bien des nuages !
Le coucher de soleil au dessus des nuages


Et ensuite... traverser les nuages, et se retrouver d'un coup en pleine nuit noire ; bienvenue en Angleterre !

Photo juste avant la traversée. Au dessus des nuages ; le seul endroit où il fait encore jour.




































Nous voici donc de retour, des images magiques en tête, pour les 4 derniers mois en terre britannique.


Elodie

22 janv. 2012

Parenthèse soldesque et "The Artist" au cinébar de Birmingham

Bon, on va un peu raconter notre vie dans ce petit article.

Donc en fait, on fait souvent les soldes en ce moment. Ici, elles ont commencé dès le lendemain de noël et continuent jusqu'à aujourd'hui. C'est fou comme en faisant les magasins, on se dit qu'on se fait bien avoir en France ! Plusieurs magasins proposent vraiment des prix très bas, et les soldes sont...ici vraiment des soldes, et pas les -20% qui se transforment en -40% au bout de la quatrième démarque comme on trouve en France. François s'est par exemple acheté un costume pour ... 30€, et moi une robe à 35€ au lieu de 160€.
Donc bref, on est content, on a acheté plein de trucs, des chaussures, des sacs, des robes, des costumes, des sweats... On se fait la promesse de ne plus rien acheter en France pendant 5 ans en échange. Bref, on a bien consommé, on a enrichit le PIB anglais, on est heureux.
Petit aperçu de nos achats
Bon à part dépenser l'intégralité de l'argent qu'on n'a pas, on fait autre chose de notre vie, pour avoir l'air un peu intelligent, comme aller au cinéma.
On s'est donc décidé d'aller voir "The Artist". Parce que :
- il y a des affiches un peu partout et des pubs à la télé pour le film, et comme on est des moutons qui écoutent attentivement, on s'est dit que ça pouvait être bien
- c'est un film muet donc c'est pas trop compliqué pour suivre dans un cinéma anglais
- il y a Jean Dujardin
- on aime bien Jean Dujardin
- on aime bien les trucs rétro
- on aime pas les films d'action américains
- c'est un film américain mais aussi un peu français
- et accessoirement, le film a reçu le prix d'interprétation masculine à Cannes, 3 autres récompenses aux Golden Globes ("meilleur acteur" "meilleure musique originale" "meilleure comédie"), et est nommé dans la catégorie "meilleur film", "meilleur réalisateur" "meilleur acteur "meilleure actrice" aux Oscars.

Forts de tous ces bons arguments, nous avons donc acheté nos places au "Electric cinema" de Birmingham, le plus vieux cinéma d'Angleterre. Le truc vachement cool de ce cinéma est qu'il n'en est pas vraiment un. En fait, c'est un "cinébar". La différence est donc que la plupart des gens achètent une bière, et surtout une bouteille de vin pour regarder le film.
(parenthèse : c'est fou comme les Anglais boivent du vin, pourtant assez cher ici ! Énormément de femmes surtout prennent une bouteille chacune ou à deux dans les bars) (parenthèse-bis : c'est pas souvent du vin français)


L'autre particularité, c'est que ce ciné propose des vrais canapés moelleux. Il suffit donc de réserver à l'avance les sofas (avec un petit supplément) et on se croirait à la maison ! (c'est une expression, car j'ai pas vraiment de canapés ni d'écrans géants chez moi) (bref).
Nous avions donc réservé le canapé "Charlie Chaplin" pour deux. On arrive donc dans la salle qui se remplit très vite.


Un vinyle (ou un MP3, je sais pas en fait) tourne en fond : c'est Gainsbourg. En Angleterre, ce dernier est très célèbre, et ses vinyles sont recherchés et donc chers. (au cas où vous avez des vinyles de Gainsbourg dont vous ne savez plus quoi faire, venez les vendre sur un marché ici...)

Bref, nous voici sur notre canapé, au doux son de Jane Birkin et Gainsbourg... Le film et ses jolies musiques commence. Au bout d'un petit moment, on a donc utilisé le service gratuit du cinéma : pouvoir envoyer un texto avec sa commande et son nom de sofa (Chaplin pour nous, si vous avez bien suivi). Quelques minutes après, on nous a donc apporté glaces et verre de vin dans la salle... Vous pouvez aussi vous faire livrer vodka, whisky, cookies, gâteaux apéros, thé anglais...



Tout ça pour dire que regarder un tel film dans de si bonnes conditions aide à apprécier le film...
Donc voilà, ce film est génial, que dire, exceptionnel. Courrez- y !

Élodie et François

19 janv. 2012

Le stress des exams

Au lieu de manger des yaourts bio de Danone, j'ai trouvé une bonne solution pour apprendre à surmonter le stress des exams : étudier en Angleterre.

Évidemment, je compare toujours avec ma situation en France. C'est plus facile que de comparer avec le système allemand/belge/argentin/chinois/oun'importequelpays que je ne connais pas du tout, hein... Bref, avec mon petit regard très franco-français, je suis parfois surprise par nos voisins Anglais qui sont censés de ne pas être si différents de nous...


Donc voilà, si tu es à Sciences Po à Rennes, tes exams c'est ça :
  • Le 3 janvier après 2 petites semaines de vacances, tu commences tes deux semaines de partiels. Chaque jour, tu as un exam de 4 heures. Le lendemain, tu recommences. Quand tu as des options, ou pour les langues, c'est 3h de plus l'après-midi. 
  • Tu passes tes vacances de noël et ton réveillon du nouvel an à penser à l'unique sujet que tu auras sur ta table quelques jours plus tard. 
  • Si tu es en deuxième année, tu as en plus le petit stress : ta note détermine le lieu où tu iras passer ton année à l'étranger.


  • Donc, tu te bats intérieurement avec le modèle IS-LM en économie, tu pries pour que le 15ème siècle en Turquie tombe, tu apprends par coeur le nom/date exacte de 60 arrêts du Conseil d'Etat dans ton GAJA, (le seul dont je me souviens est l'arrêt Morsang-Sur-Orge de 1995) (oui, j'ai regardé sur Google "affaire du lancer de nain", j'ai déjà tout oublié)... 
  • Bref,  tu t'organises méticuleusement pour faire le moins d'impasses possibles, tout en priant pour ne pas avoir moins de 2 notes en dessous de 7/20 et aller direct au rattrapage dès le 1er semestre...


En revanche, si tu es perdu en plein milieu de l'Angleterre, tes exams c'est ça :
  •  On t'a donné du 15 décembre au 15 janvier pour réviser. (sans compter les "semaines de lecture" où tu n'as pas cours en novembre, afin de te laisser "lire") 
  •  Tu n'as pas 10 matières, mais 6. Tu n'as pas 6 exams mais 3.
    • Tu as 2 exams à faire tout seul chez toi. On te donne les 5 sujets au choix 2 ou 3 mois à l'avance. Tu dois écrire 1000 mots, soit 3 pages. Tu dois les rendre vers le 15 janvier.
    • Tu as 1 exam pour ton cours sur les Médias britanniques qui consiste à faire 500 mots en groupe de 4 personnes pour présenter un journal où tu n'écris pas les articles, tu mets juste des photos et un résumé, ça ira. Plus de 100 mots, par personne, quand même.
    • Tu as 3 autres exams sur table, dans la deuxième semaine de janvier :
      L’anagramme de "Stressé" est "dessert" en anglais
 
  • C'est alors que tu entends une Anglaise lever la main en cours : 
"euh, Madame, je vais pas pouvoir faire l'examen car j'en ai un autre le même jour -ah bon.? A la même heure ? -Non, c'est l'après midi et le votre c'est le matin. -ah oui, c'est un peu embêtant, essaies de voir avec les organisateurs si tu peux changer..."
(4 heures d'examen le même jour! Waouh) 


  • Chaque exam dure 2 heures. Tu as 2 questions au choix sur 8/10 questions. Le prof t'a clairement dit de ne réviser qu'un quart de ce qu'on a "vu" en cours, car sinon, tu révises pour rien...
  • Donc, le jour de l'exam, tu arrives, tu choisis tes questions...Tu cherches partout un possible brouillon pour faire une espèce d'intro/plan/conclusion. Ou au moins noter tes idées.  Tu regardes autour de toi, et tu t'aperçois qu'en fait, les Anglais écrivent tout ce qui leur passe dans la tête, sans aucune structure, tout d'un bloc. Pas besoin de brouillon, donc. Toi, tu as été formaté, tu ne peux pas rendre un semblant de dissertation sans un 2 parties-2 sous parties... Tu te bats donc avec le verso du sujet de l'exam pour écrire un minimum de plan... Sauf que, vu les questions de l'exam, tu peux toujours essayer de faire un plan en moins de 10 minutes :
      • 1) qu'est ce que le libéralisme ?
      • 2) En quoi la révolution française a contribué à former les États modernes ?
  • Tu as donc 1 petite heure par question, sans brouillon, en anglais, pour répondre à des questions qui vaudraient le coup d'y passer au moins 6 heures...
  • Tu essaies de te remémorer des trucs sur les sujets, des auteurs, etc. Mais bon, après tu penses à ta prof : "surtout, si vous vous rappelez pas des auteurs ou théoriciens,ne vous inquiétez pas, écrivez "un auteur a dit ça" et ça passera..."










  • Dernière option, tu peux aussi avoir un exam, où le prof t'envoie par mail le sujet une semaine en avance. Tu dois donc choisir un sujet, et ensuite, tu dois arriver le jour de l'exam sur table, avec une feuille A4 où tu notes tout ce que tu veux dessus. Pratique, rien à apprendre














 Cette photo n'est pas de moi. 
D'ailleurs on n'a pas le droit à amener de la nourriture, 
à part en prouvant le besoin avec un certificat médical



  • Tu sais qu'il ne faut pas avoir 50/100 (soit 10/20 pour nous) mais 40/100 pour réussir à l'examen. Donc tu n'as pas besoin d'avoir la moyenne.


Bon, après je fais la maline, mais écrire un anglais c'est pas évident quand tu n'es pas.. un anglais comme tous les autres qui passent l'examen. Surtout quand, au lieu d'écrire que tu es dans le programme Erasmus, tu fais comme moi, tu écris que tu es en 2ème année, cursus anglais normal...


Pourquoi j'écris ce petit billet ? Surement pour pouvoir le relire l'année prochaine, sourire, et me dire... ahhh, Erasmus, c'était le bon temps. (avec la voix d'une petite vieille qui sait déjà tout de la vie). Bref, le retour à la vraie vie universitaire française va être difficile.



Elodie

14 janv. 2012

Choses vues

Voici un article un peu différent... En se replongeant dans les fins fonds de nos disques durs, nous avons retrouvé des photos un peu étonnantes/typiques/bizarres qu'on a surtout prises au début de notre séjour. Pour la plupart, ce sont donc des photos prises lors de nos excursions anglaises, ou pendant les premiers jours à Birmingham, quand on n'était pas encore habitué. Donc en vrac, quelques photos de chez-nous :

On commence par une photo qui date d'octobre. Dans le quartier vintage de Birmingham, il était organisé une vente de fringues des années 60's. Les vieilles motos et shorts en jean étaient donc de sortie, à côté des vinyles et vieux pulls en laine.

Toujours une photo de Birmingham, cette fois-ci dans un autre quartier ; le "Jewellery quarter" (quartier des bijoux). 40% de la production de bijoux en Angleterre vient de Birmingham, et ce quartier tout en briques rouges regroupe tous les ateliers des grands bijoutiers et des petites échoppes. Ici, c'est le musée des bijoux, avec visite guidée d'un vieux atelier.

Une rue de Birmingham, avec la mention "cul-de-sac" que les Anglais utilisent beaucoup, sans que ce soit trop familier.

Sur un étal dans le marché de Greenwich à Londres, début novembre. £6 (soit 7,50€) l'assiette décorée datant de 1981, commémorant le mariage du Prince de Galles et de Diana

Chez un disquaire de Birmingham : vieux livres et vieux vinyles rayés, tout en désordre, dans un sous-sol.

Sculpture ; représentations humaines dotées de gros cœurs rouges au lieu de visages normaux. Ici, suspendu dans l'air, avec un ballon.
Encore une sculpture du même artiste, un peu plus haut dans le bâtiment.

Ce jour-là, nous voulions visiter la cathédrale St Philip's de Birmingham, nous rentrons donc. Un homme est juste là pour nous accueillir. Il nous tend un papier et nous fait nous asseoir. Pas vraiment le choix, on est là, pris au piège, la messe commence. On est vendredi, 16h, au mois d'octobre. Ici, toute la messe est en latin, mais la vraie surprise est qu'il s'agit d'une messe anglicane: les femmes sont donc autorisées à faire la messe, au même titre que les hommes.Il y avait donc une femme prêtre, avec des hommes sous ses ordres. (Nous sommes partis discrètement au milieu de la messe)

Autre photo du quartier vintage de Birmingham. La sculpture, censé représenter les liens entre l'homme et la nature, est assez impressionnante en réalité, du fait de sa taille.
Affiche interdisant les chewing-gums dans un bar, dans la rue principale de Birmingham.

Birmingham. Novembre 2011. Une maison parmi d'autres dans le vieux quartier industriel délaissé par la ville.

Lendemain du 30 novembre 2011, dans la rue principale de Birmingham, il reste des affiches de la grande grève de la fonction publique. Sur l'affiche : "Cameron, menteur", "nous ne voulons pas payer pour leurs crises", "pas de coupes budgétaires, un combat pour chaque travail". Ici, les salariés devront  augmenter de 50 % leur contribution pour leurs retraites, tandis qu'ils toucheront une pension plus faible, basée sur la moyenne des salaires plutôt que sur les dernières années. Surtout, l'âge de la retraite, qui s'étale actuellement entre 60 et 65 ans, va augmenter à 65 ans pour tous en 2018, puis 66 ans dès 2020 et jusqu'à 68 ans d'ici 2030. Cette grève a énormément mobilisé, mais le secteur privé n'a pas bougé, près de 60% des Anglais ne soutiennent pas la grève. Les transports, la poste (privatisés ici) ne se sont pas joint au mouvement, qui n'a donc eu aucunes répercussions sur le plan politique.



La faucille et le marteau, en Angleterre ! Et oui ! Nottingham, novembre 2011


Oxford, octobre 2011. Un peu de chez nous !

Sur un bar de Birmingham, affiche : "si tu as l'air d'avoir moins de 25 ans, prépare toi s'il te plait à montrer ta carte d'identité." Dans les magasins, partout, c'est pareil. On peut acheter de l'alcool après 18 ans, mais il faut quand même montrer sa carte d'identité, même pour une toute petite bière... En gros, si tu as un look de - 25 ans, on vérifie que tu as quand même + que 18 ans.


Birmingham, octobre 2011. Un caviste... Joli, hein ? La plupart des échoppes ressemblent à ça en Angleterre, quand on s'éloigne des centres commerciaux tout-beaux tout-modernes.

Birmingham, dans le quartier des bijoux. Beaucoup de cadenas cloués sur un mur, ne refermant rien derrière eux.


Bus rouges de Birmingham. J'aime bien cette pub.

Encore un exemple de l'urbanisme très spécial de Birmingham. Mélanger le moderne et l'ancien de façon complètement anarchique, la principale règle d'urbanisme de la ville...


En l'honneur des soldats tués pendant la 1ère guerre mondiale, tous les Anglais portent sur leur veste un petit coquelicot rouge. Le coquelicot symbolise le souvenir, et le rouge la couleur du sang. Il est très mal vu pour tous les politiques de ne pas en porter pendant la semaine du souvenir. Ici, pas de jour férié le 11 novembre, mais une mobilisation nationale (TOUT LE MONDE EN A UN, c'est impressionnant). Les bénéfices de chaque coquelicot, symbolisant donc la paix, sont reversés... à l'armée britannique.



Voilà, on s'arrête donc là avec toutes ces photos n'ayant aucuns liens entre elles. 
A bientôt, 
Elodie et François

13 déc. 2011

Le bilan de Noel

Retour à la mère patrie demain matin... L'occasion pour nous de faire un petit bilan sur notre aventure depuis notre arrivée en terre anglaise, le 30 août dernier. En 4 mois, même si les débuts ont été parfois difficiles, on s'est fait à notre petite vie british facilement. Le temps passe vite, on s'habitue.
Voici donc une petite rubrique, faite de commentaires et anecdotes très subjectifs ! Des petits combats internes franco/Anglais :


Ce qui fait de nous de vrais petits britishs :
  • Le premier truc qui vient à l'esprit, c'est la langue : on a progressé. On arrive en général à comprendre, et se faire comprendre. La vraie difficulté reste de discuter avec un vrai « brummies » à l'accent anglais bien prononcé et qui parle vite pour nos petites oreilles françaises.

  • On est habitué à la nourriture anglaise, on mange du bacon au moins 3 fois par semaine avec du cheddar et on aime ça ! On a appris à maîtriser la cuisson des œufs brouillés comme les vrais anglais et il nous arrive de « bruncher » le dimanche matin, avec ces œufs et du pain de mie grillé.

  • On s'habitue au mauvais temps, à la pluie, aux degrés en moins. Et surtout au fait qu'il fasse nuit à 16 h depuis début novembre.
    (Oui, cette photo est cliché)

  • On n'est plus surpris par les anglaises arborant des talons de 15cm, des mini-jupes et des collants sans rien dessus, alors qu'il pleut et qu'il fait 8°...

  • On trouve normal qu'une bière = une pinte et qu'un café = une tasse énorme.

  • On fait nos courses en utilisant les caisses automatiques car il y en a dans tous les magasins.

  • On n'oublie plus, comme au début, d'allumer l'interrupteur qu'il y a à côté de chaque prise.

  • On regarde la télé en se disant que c'est pour notre bien... si si, ça fait progresser l'anglais !

  • On s'offusque devant des programmes de TV-réalité du type « fat families » qui oblige une famille de gros à mincir sous les yeux de milliers de téléspectateurs.

  • On rigole devant la version anglaise d' « Un dîner presque parfait », où l'ambiance et la décoration de table n'est pas notée. Ce qui donne une version beaucoup plus « à la bonne franquette ». Des verrines ici ? Ahaaahh un bon burger, c'est quand même mieux !

  • On se découvre de nouvelles passions, comme le snooker.

  • On connaît par cœur la voix du train le matin, un peu comme « la base virale VPS a été mise à jour ».

  • On ne fait pas la bise le matin.


Ce qui continue de nous surprendre :

  • L'argent et la communication, au cœur de tout. Dernier exemple en date ? Une publicité affichée dans l'université d’Élodie : « Noël, le meilleur moment pour se faire offrir ses repas à l'Université »... Recevoir un bon cadeau à Noël pour manger au RU le reste de l'année, sympa, non ?

  • (désolés on n'a pas vraiment la photo d'un petit magasin comme ça,
    mais cette pub donne idée... photo prise à Birmingham)
    L'individualisme, la pauvreté... Dans certains quartiers, on peut se retrouver dans des petites échoppes avec des devantures vraiment abîmées, qui vendent du tabac, des bouquins, des pâtes, des pinces à linge... bref, tout et n'importe quoi !







  • La libéralisation de tout : les transports, la poste... Donc pour recevoir un colis, 4 ou 5 entreprises peuvent venir sonner à ta porte à n'importe quelle heure de la journée.

  • Voir des filles voilées en cours, des petits garçons de 5 ans portant la kippa, des filles de 10 ans en burqa, des profs avec le turban indien.

  • S'inscrire à la piscine, et devoir écrire sa religion, ses origines, son orientation sexuelle.

  • Notre maison, où on découvre au fur et à mesure les bizarreries des bricoleurs anglais : portes qui ne ferment pas, pas d'aération, une ficelle pour se doucher... ?!



  • La circulation : évidemment,les Anglais  conduisent à gauche... Il nous arrive encore de ne pas regarder du bon côté avant de traverser, de monter dans une voiture en ayant l'air bête, et se tromper de sens pour prendre le bus...


Sur cette photo :
Panneau  = ne pas tourner à droite.
Affichage : ne pas tourner à gauche.

Photo prise à Nottingham.








  •  Les policiers qui se croient dans les films américains et sont heureux de traverser à fond, avec des sirènes made in US !

  • Goûter à des soupes thaïlandaises, à des wraps indiens au curry, à des crevettes japonaises le soir, sans raison, juste parce que nos colocs partagent...

  • Écouter les chansons anglaises avec les sous-titres, juste pour rire.

  • Voir des gens dans la rue dont le seul travail est de rester debout en portant une pancarte publicitaire toute la journée.

  • Recevoir un flyer pour aller à la messe en passant à côté d'une Eglise.

  • Entendre des expressions bien françaises qui font parti du langage normal anglais. (« ex : This car is really crème de la crème », avec l'accent british...)

  • Quitter son pays et entendre parler du « President Sarkozy » tous les jours



Au final, la France ne nous manque pas vraiment. Il nous reste encore beaucoup de villes à visiter, de choses à vivre dans ce pays. Nous pensons déjà à investir dans de nouvelles valises, en plus, de celles que nous possédons déjà, pour le « vrai retour »...