Affichage des articles dont le libellé est S'installer en Angleterre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est S'installer en Angleterre. Afficher tous les articles

13 déc. 2011

Le bilan de Noel

Retour à la mère patrie demain matin... L'occasion pour nous de faire un petit bilan sur notre aventure depuis notre arrivée en terre anglaise, le 30 août dernier. En 4 mois, même si les débuts ont été parfois difficiles, on s'est fait à notre petite vie british facilement. Le temps passe vite, on s'habitue.
Voici donc une petite rubrique, faite de commentaires et anecdotes très subjectifs ! Des petits combats internes franco/Anglais :


Ce qui fait de nous de vrais petits britishs :
  • Le premier truc qui vient à l'esprit, c'est la langue : on a progressé. On arrive en général à comprendre, et se faire comprendre. La vraie difficulté reste de discuter avec un vrai « brummies » à l'accent anglais bien prononcé et qui parle vite pour nos petites oreilles françaises.

  • On est habitué à la nourriture anglaise, on mange du bacon au moins 3 fois par semaine avec du cheddar et on aime ça ! On a appris à maîtriser la cuisson des œufs brouillés comme les vrais anglais et il nous arrive de « bruncher » le dimanche matin, avec ces œufs et du pain de mie grillé.

  • On s'habitue au mauvais temps, à la pluie, aux degrés en moins. Et surtout au fait qu'il fasse nuit à 16 h depuis début novembre.
    (Oui, cette photo est cliché)

  • On n'est plus surpris par les anglaises arborant des talons de 15cm, des mini-jupes et des collants sans rien dessus, alors qu'il pleut et qu'il fait 8°...

  • On trouve normal qu'une bière = une pinte et qu'un café = une tasse énorme.

  • On fait nos courses en utilisant les caisses automatiques car il y en a dans tous les magasins.

  • On n'oublie plus, comme au début, d'allumer l'interrupteur qu'il y a à côté de chaque prise.

  • On regarde la télé en se disant que c'est pour notre bien... si si, ça fait progresser l'anglais !

  • On s'offusque devant des programmes de TV-réalité du type « fat families » qui oblige une famille de gros à mincir sous les yeux de milliers de téléspectateurs.

  • On rigole devant la version anglaise d' « Un dîner presque parfait », où l'ambiance et la décoration de table n'est pas notée. Ce qui donne une version beaucoup plus « à la bonne franquette ». Des verrines ici ? Ahaaahh un bon burger, c'est quand même mieux !

  • On se découvre de nouvelles passions, comme le snooker.

  • On connaît par cœur la voix du train le matin, un peu comme « la base virale VPS a été mise à jour ».

  • On ne fait pas la bise le matin.


Ce qui continue de nous surprendre :

  • L'argent et la communication, au cœur de tout. Dernier exemple en date ? Une publicité affichée dans l'université d’Élodie : « Noël, le meilleur moment pour se faire offrir ses repas à l'Université »... Recevoir un bon cadeau à Noël pour manger au RU le reste de l'année, sympa, non ?

  • (désolés on n'a pas vraiment la photo d'un petit magasin comme ça,
    mais cette pub donne idée... photo prise à Birmingham)
    L'individualisme, la pauvreté... Dans certains quartiers, on peut se retrouver dans des petites échoppes avec des devantures vraiment abîmées, qui vendent du tabac, des bouquins, des pâtes, des pinces à linge... bref, tout et n'importe quoi !







  • La libéralisation de tout : les transports, la poste... Donc pour recevoir un colis, 4 ou 5 entreprises peuvent venir sonner à ta porte à n'importe quelle heure de la journée.

  • Voir des filles voilées en cours, des petits garçons de 5 ans portant la kippa, des filles de 10 ans en burqa, des profs avec le turban indien.

  • S'inscrire à la piscine, et devoir écrire sa religion, ses origines, son orientation sexuelle.

  • Notre maison, où on découvre au fur et à mesure les bizarreries des bricoleurs anglais : portes qui ne ferment pas, pas d'aération, une ficelle pour se doucher... ?!



  • La circulation : évidemment,les Anglais  conduisent à gauche... Il nous arrive encore de ne pas regarder du bon côté avant de traverser, de monter dans une voiture en ayant l'air bête, et se tromper de sens pour prendre le bus...


Sur cette photo :
Panneau  = ne pas tourner à droite.
Affichage : ne pas tourner à gauche.

Photo prise à Nottingham.








  •  Les policiers qui se croient dans les films américains et sont heureux de traverser à fond, avec des sirènes made in US !

  • Goûter à des soupes thaïlandaises, à des wraps indiens au curry, à des crevettes japonaises le soir, sans raison, juste parce que nos colocs partagent...

  • Écouter les chansons anglaises avec les sous-titres, juste pour rire.

  • Voir des gens dans la rue dont le seul travail est de rester debout en portant une pancarte publicitaire toute la journée.

  • Recevoir un flyer pour aller à la messe en passant à côté d'une Eglise.

  • Entendre des expressions bien françaises qui font parti du langage normal anglais. (« ex : This car is really crème de la crème », avec l'accent british...)

  • Quitter son pays et entendre parler du « President Sarkozy » tous les jours



Au final, la France ne nous manque pas vraiment. Il nous reste encore beaucoup de villes à visiter, de choses à vivre dans ce pays. Nous pensons déjà à investir dans de nouvelles valises, en plus, de celles que nous possédons déjà, pour le « vrai retour »...

18 oct. 2011

Vivre en colocation...

Nous n'avons pas abordé le sujet sur le blog, mais c'est quelque chose qu'on nous demande souvent : comment ça se passe la vie à plusieurs ?  
La vie en coloc, pour nous c'est se partager une grande maison à 6.
Une petite présentation s'impose :

–    il y a d'abord nous (oui, oui), au 2ème étage, avec notre salle de bains rien qu'à nous
–    il y a Akiko, Jjune et Kévin au 1er étage, et Jey au rez-de-chaussée. Tous les quatre se partagent une salle de bains au 1er.
  • Akiko est d'orgine japonaise. Elle a 32 ans et est revenue à l'université pour, à terme, travailler dans des ONG humanitaires.
  • Jjune est thailandaise, elle est née en juin, (et s'appelle Jjune ah ah ah) mais je ne sais pas quelle année. Après une licence de pharmacie à Bangkok, elle a débarqué à Birmingham pour des études de marketing international. Le lien ? Elle veut bosser dans le marketing pour de grands groupes pharmaceutiques comme Sanofi Aventis.
  • Kévin, lui, est un peu moins exotique... il vient de la fac de Lettres de Poitiers, a 19 ans, et passe son année Erasmus à Bimingham car sa petite-amie, est anglaise et originaire de ce petit bout d'Angleterre...
  • Enfin, il y a Jey.  Il se dit indien, mais a la nationalité allemande, sa famille ayant fuit l'Inde après des guerres civiles. Un indien donc, qui n'a jamais été en Inde, a vécu 12 ans en Allemagne et 9 ans à Londres. C'est la première année qu'il étudie à Birmingham, car l'université est bien réputée pour ce qu'il souhaite devenir : ingénieur-chimiste.
Notre coloc, c'est donc beaucoup de cultures différentes, avec un seul langage : l'anglais. Et ça, c'est pas forcément le plus facile : si, au lycée, on nous apprend à dire
"l'auteur montre le caractère particulier du personnage dans cet extrait", ou à Sciences Po "la remise en cause du libéralisme est visible dans cette caricature", on se retrouve souvent très embêtés lorsqu'on veut dire des mots tous cons, du type "poivrons", "poelle" "robinet", "plafond", "moquette"!


Quand on a pas google translate ni un dictionnaire à proximité, et qu'on veut dire « oh, tu fais des crevettes ? J'adore ça »... on se lance dans de grandes paraphrases, qui donneraient en français
« oh, tu cuisines des trucs roses et blancs qu'on trouve dans la mer ? J'adore ça » !



Vivre en coloc, c'est aussi devoir s'organiser : comment on paie les factures ? Qui sort les poubelles ? Qui remet un nouveau sac dans la poubelle ? Qui passe l'aspirateur dans le salon ? Qui lave le four et le micro-ondes? Qui essuie les miettes sur le grille-pain que tout le monde utilise ?
C'est pas toujours évident, mais ça se fait plus ou moins naturellement... Nous n'avons pas établi de planning, chacun lavant sa vaisselle et plus ou moins ce qu'il salit.


Bon, personne n'a encore trouvé le temps de laver le four, qui était vraiment sale quand on a emménagé. Du coup, personne ne l'utilise. Personne non plus n'a encore passé l'aspirateur, mais ça se voit pas trop, y'a de la moquette... Quelqu'un a lavé le micro-ondes (c'est pas moi), et, souvent, je nettoie souvent les miettes sur le grille-pain. De temps en temps, je m'occupe aussi des poubelles... Mais c'est toujours une bataille, car les poubelles sont remplies à ras bord (à 6, ça se remplit vite), jusqu'à ce que quelqu'un ait le courage de mettre un nouveau sac ! C'est une grande satisfaction quand tu reviens une heure plus tard et que quelqu'un l'a fait entre-temps … En résumé, c'est pas toujours facile, mais ça se fait plus ou moins.
Enfin, nous ne partageons pas la salle de bains avec les autres, et ça c'est un gros point positif... On est tranquilles et on évite les situations embarrassantes, comme il y a deux semaines où Jjune a surpris Jey sous la douche !

 Mais notre coloc, c'est avant tout un échange entre cultures, manières de vivres et habitudes différentes. Souvent on se croise, parfois on mange ensemble. Pas tous les soirs, midis ou matins... Chacun a ses horaires différents, comme Jjune qui prend son repas le soir souvent vers 17h, ou Jey qui prend parfois son petit-dej à 14h. Quand nous, on prend notre déjeuner ou notre goûter aux mêmes heures, il arrive qu'on mange ensemble.
Comme vendredi dernier, où François et moi mangions devant une débilité à la télé anglaise vers 21h, et où nous nous retrouvons avec Akiko (la japonaise, pour rappel). On teste le riz japonais et les nouilles chinoises, et on partage un bon camembert bien-coulant français.

On discute de nos habitudes, de notre façon de voir les choses. C'est parfois frustrant de parler anglais, de ne pas pouvoir trouver le mot exact pour expliquer notre culture....
Mais c'est aussi, pour la première fois, se sentir fier d'être français quand on entend :  "mais c'est presque gratuit la santé en France ? Vous ne payez pas 5000 € par an pour étudier ?" et se retrouver bêtes  quand on entend "mais pourquoi ?"... Comment expliquer vraiment son pays à des étrangers ? Des choses qui nous paraissent si simples et évidentes prennent une toute autre dimension.
Quand j’entends, Akiko me dire : "mais vous pouvez avoir des enfants sans vous marier en France?", ce n'est pas facile de répondre "oui, évidemment!". On se rend vite compte que les différences culturelles sont profondes, à la fois dans nos manières de penser et notre façon de se comporter.
C'est parfois futile, comme lorsque Akiko baisse continuellement la température disponible au chauffe-eau. Notre évier comporte 2 robinets, un pour l'eau froide et l'autre pour l'eau chaude, mais elle n'est pas habituée à mélanger l'eau froide et l'eau chaude pour faire de l'eau tiède pour laver la vaisselle par exemple... Elle préfère donc baisser directement l'eau chaude disponible dans toute la maison...C'est ainsi qu'on a toujours froid quand on prend notre douche !

Nous avons aussi été surpris quand Jey, Jjune et Akiko, sont allés demander à l'agence des choses assez chères. Ils ont donc exigé un nouveau frigo, un sèche-linge, une sonnette, un numéro sur la porte, un nouvel aspirateur... Qui irait demander ça à son proprio une fois installés dans la maison en France ?

 
(Pour la petite histoire, nous avons gagné un frigo grâce à eux !)

Nous vivons donc dans un univers vraiment enrichissant, et parfois étonnant. Par exemple, lorsque la thaïlandaise nous dit que ses amis adorent regarder les matchs de foot français et anglais, et qu'elle a déjà entendu parler du PSG et de l'OM... Ou encore lorsque la japonaise nous dit que son film préféré est Amélie (traduction anglaise de notre "le fabuleux destin d'Amélie Poulain")...


Enfin, dimanche dernier, nous avions décidé de faire, tous ensemble, un « vrai » dîner, chacun cuisinant une spécialité de son pays...
 Nous avons fait goûter du fromage, du vin et bien entendu, des crêpes...
François aux crêpes (vous pouvez voir nos deux frigos!)
Apéros japonais (sortes de cacahuètes)
Fondants aux chocolat de Kévin, et appareil pour cuire le riz, très commun en Asie
Nourriture japonaise et thaïlandaise, assez épicé !

27 sept. 2011

Un petit tour à Birmingham

En France, on a cherché un guide touristique sur la ville, mais à part dix guides sur Londres et un guide sur l'Angleterre (avec 15 petites malheureuses lignes sur Birmingham), on a rien trouvé. On savait tout juste avant de partir que Birmingham était la 2nde ville d'Angleterre, que c'était une ancienne ville industrielle et qu'aujourd'hui il y avait plein de magasins... Bref, une idée assez vague, mais c'était ça aussi l'aventure.

Voici près d'un mois que nous sommes ici, et toujours aucunes photos de notre ville d'accueil sur le blog... Et non, ce n'est pas par flemmardise, c'est au contraire par professionnalisme (rien que ça!). Les quartiers sont assez différents les uns des autres, on voulait donc avoir le temps de bien visiter pour pouvoir faire le bilan avec vous.


Murs de la vieille gare (1ère liaison vers Londres en 1837)
Quand nous sommes arrivés, nous avons été un peu surpris par la...laideur, le caractère particulier de certains quartiers. 
Notre auberge de jeunesse était située dans un vieux quartier de la ville, celui de l'ancienne gare, des premières constructions liées à la Révolution industrielle. 



Birmingham était alors une des premières villes industrielles du monde dans les années 1750.
Depuis, deux siècles sont passés, mais les vieilles constructions sont toujours là !
 



Il reste aujourd'hui des « vestiges », qui n'en sont pas vraiment : pas conservés ni réhabilités, ces lieux sont abandonnés ou utilisés en tant que vastes parkings pour voitures de luxes.
(euh oui, nous non plus, on n'a pas compris pourquoi des voitures à 
50 000 € se garent ici)

N'ayez pas peur ! 
Birmingham est bien la deuxième ville d'Angleterre...


Passés les vieux quartiers, la ville est totalement différente !

C'est assez difficile pour nous de retranscrire l'identité d'une ville si diverse. Chaque quartier nous emmène dans une autre ambiance...
Les brochures touristiques (et oui, elles existent finalement !) affichent fièrement : « Birmingham compte plus de canaux que Venise »... Euuuhh nous ne sommes jamais allés à Venise et pour l'instant on a vu 3 canaux ici, donc on ne peut pas confirmer ! En tous cas, se promener au bord de l'eau est très agréable ici.

Comme vous pouvez le remarquer, le matériau utilisé PARTOUT est la brique. Tout les murs sont rouges ou presque. On ressent donc l'esprit « vieille ville industrielle » un peu partout. 
La plupart des quartiers sont rouges, nous restons donc dans cette ambiance un peu partout dans la ville :


Le tribunal de Birmingham
Une rue comme beaucoup d'autres !


Mais Birmingham n'est pas toute rouge, surtout dans le centre, 
où quelques bâtiments datent de l'époque victorienne :


A Birmingham, il y a aussi tous les clichés sur la ville anglaise : les bus rouges, les cabines téléphoniques rouges, la royal mail rouge...  
 

















 



 Au delà des clichés :

Pour le moment, la seule ville anglaise avec laquelle nous pouvons comparer est Londres. 
Birmingham est très différente. 
Évidemment, elle n'a pas le statut de capitale, mais c'est surtout l'ambiance qui change.  Ici, les gens ont un peu plus l'accent du nord et sont authentiquement attachés à la ville. Nous avons parlé avec des vrais "brummies" (habitants de Birmingham) et, à chaque fois, nous avons eu le droit à "Birmingham ne ressemble à aucune autre ville". Le deuxième mot qui vient tout de suite après est "multi-culturel". 

Dans cette grande ville, les quartiers sont différents, et les habitants aussi. Il est vraiment difficile de retranscrire cette ambiance par écrit... Après la guerre, Birmingham accueille de nombreuses vagues d'immigration venues des pays du Commonwealth et d'ailleurs :
les communautés indo-pakistanaises, chinoises, arabes sont les plus nombreuses, mais pas les seules présentes. Toutes les communautés cohabitent ensemble, et il n'est pas rare de voir une femme en burqua tenir la main à une fille en short, blanche de couleur de peau. 
Nous aurons l'occasion de revenir sur cette "cohabitation" ethnique plus tard. En attendant, on peut voir une autre cohabitation : le "mélange" architectural...


Quelques pépites urbanistiques :

Se promener dans Birmingham offre parfois des petites surprises, notamment pour les Français que nous sommes ! Si en France les règles d'urbanisme sont très strictes (PLU, SCOT....), en Angleterre elles semblent moins présentes.
Birmingham est en constante réhabilitation depuis les années 1950-1960, après les bombardements liés à la 2ème guerre mondiale qui ont beaucoup touchés la ville. On ne peut pas dire que ça a été reconstruit n'importe comment, sans aucunes règles. C'est juste que leurs règles sont plus souples....!


Bateaux sur les canaux, et... grande tour !
On aurait du mal à imaginer en France des bâtiments hyper modernes situé juste à côté de sites historiques... 



















Sur les canaux, des bureaux moches !










 


Ou bien des bâtiments historiques repeints selon l'inspiration du moment ! 
Ici le "peintre" avait envie de rose et de blanc...
Il y a beaucoup d'exemples comme ceux-ci.






















Personne n'est choqué de voir une église en plein centre commercial...

Ici, on aperçoit le BullRing, un des nombreux centres commerciaux de la ville. Ce dernier fait l'équivalent de 26 terrains de football. Dit comme ça, on se rend pas compte, mais en vrai, c'est assez impressionnant ! On a  compté 4 H&M, 4 Starbucks, 1 Dysney store, et des centaines d'autres magasins... 
Et au beau milieu de tout ça, une église, dont l'entrée se situe juste à côté de Pizza Hut et du Burger King !

Le BullRing (le machin gris avec une forme bizarre) a été construit dans les années 1960, et tout le monde trouve ça formidable, même si l'église est juste un peu "gachée" par le centre commercial.
Mais il y a pire ! Quelques rues plus loin, ils ont carrément loués une partie de l'église pour en faire un commerce (un bar). Ici, on peut donc boire une bière sur la "terrasse" de l'église...





Voici donc nos premières impressions sur notre ville d’accueil. On a visité certains quartiers en particulier, fait des musées, etc...on en reparlera une autre fois ! 

Si vous êtes inspirés par la ville, nous avons de la place chez nous pour dormir gratuitement.



Élodie & François

11 sept. 2011

- Chercher une maison en Grande-Bretagne - « c'est facile tu verras ! »

En Angleterre, chercher un appart' c'est censé être vraiment facile. On a entendu des dizaines de fois « oh mais vous allez vite trouver ! Tout le monde est en coloc' en Angleterre »... Confrontés à la réalité, c'est tout de suite moins évident.

  
Il faut passer par plusieurs étapes dont la première est de comprendre la logique de la ville : où sont les quartiers qui bougent ? Où habitent les étudiants ? D'autant plus qu'à Birmingham, les quartiers sont très « marqués » : certains quartiers abritent seulement des musulmans indo-pakistanais, d'autres seulement des chinois, d'autres essentiellement des étudiants. On ressent vraiment la différence avec le modèle d'intégration par assimilation à la française. Ici, c'est le système communautariste qui prédomine, ce qui suppose peu de mixité - au moins dans l'habitat - entre les communautés.


Une fois avoir identifié ces zones, il faut se demander comment les quartiers interagissent : Par où passent le métro et les bus ? En combien de temps ? Combien ça coûte ? A Birmingham, par exemple, pour prendre le bus, le tarif étudiant est de £555 par an, soit près de 630 €. (c'est pas cher du tout!).
François, perplexe devant une des nombreuses cartes
Et, croyez nous, ça a l'air tout con comme ça, mais en fait... ah ah quelle bonne blague ! Quand on veut se renseigner pour les bus, bah, on commence par se demander quelle compagnie on veut prendre (la plus importante, et de loin, est la NX West Midland). Ensuite, on se demande quelle carte on va prendre en main parmi la centaine qu'il y a devant nous... 
Birmingham ça avait l'air grand, et bien ça l'est ! Tous les bus et les trains partent de Birmingham-centre vers tous les quartiers alentours qui forment le grand Birmingham de 3 millions d'habitants. 
Pour rajouter un peu de complexité, les Anglais aiment donner les lignes par le nom d'une des rues du trajet et non par le terminus. 
Concrètement, quand tu veux aller à Selly Oak, tu prends ta carte et tu ne cherches pas Selly Oak ; mais une rue à laquelle ils ont donné un numéro ! Alors tu tentes de mémoriser le plus de rue sur la carte - qui mesure un mètre - à proximité de Selly Oak, et tu cherches dans les présentoirs le guide où une des rues est indiquée : c'est peut-être la ligne de ton bus … Oui, à Birmingham on s'amuse bien !


Après avoir passé ces épreuves, il faut chercher la maison ! Nous voulions une colocation dans le centre de Birmingham afin d'éviter de prendre le bus à 630 € l'année (tarif étudiant je rappelle). Nous avons cherché... cherché... mais rien ! Ça existe pas ou peu. Le centre sert à abriter les espaces commerciaux, les écoles, l'administration, etc ... mais pas vraiment les maisons, qui elles, sont regroupées dans de très vastes zones résidentielles tout autour.
Laquelle choisir ? Sur internet, il y a très peu d'infos sur Birmingham. On se renseigne donc auprès de l'Université - qui ne semble pas vouloir nous aider - puis auprès de vagues connaissances. Après avoir étudié toutes les offres possibles, on se rend à l'évidence : trouver une coloc' en étant un couple est franchement difficile. Sur les conseils de plusieurs français de l'auberge, nous décidons donc de nous concentrer sur la zone de Selly Oak, dans le sud-est de Birmingham, quartier résidentiel étudiant. Et y'a le choix ! Une maison sur deux affiche "To let" (à louer) sur la devanture, et les agences sont plus que nombreuses. (7 ou 8 dans la même rue).
On se décide à y aller. Se faire comprendre en anglais est difficile, après avoir essuyé plusieurs refus « un couple en colocation? Ça existe ? … Aaahh nan on n'a rien du tout », nous obtenons tout de même 3 maisons à visiter. 
  
 
Nous visitons donc les maisons, et miracle, nous en trouvons une qui a l'air propre, saine, grande, bien située ... On demande donc à l'agence de nous réserver la chambre, mais nouveau problème : on nous explique qu'en Angleterre, il existe deux contrats : les contrats réservés aux étudiants et ceux réservés aux travailleurs. En effet, lorsque la maison ne comporte que des étudiants, le propriétaire a le droit à des avantages fiscaux. François ne rentrant pas dans la catégorie « étudiant », partager une maison avec des jeunes étrangers pour améliorer l'anglais semble devenir plus qu'utopique. Nous n'avons donc pas trop le moral. La recherche s'annonce vraiment difficile. 

L'agent immobilier nous propose alors de bidouiller un peu le contrat, Élodie s'engage en tant qu'étudiante dans le contrat, et François en tant qu' "invité longue durée". Nous acceptons aussitôt. La maison est un peu chère, mais en additionnant la contrainte de l’arrangement avec l'agence / le propriétaire et le peu de choix en colocation pour couples : on décide de revenir le lendemain payer la caution.
On ne vous cachera pas qu'entre-temps, on était complètement perdus : on a beaucoup hésité, pour plusieurs raisons. La maison est chère, on doit payer £100 par semaine (ici, les loyers sont affichés par semaine) soit £433.33 par mois, (500 €), le tout charges non incluses.... Il va aussi nous falloir ouvrir les compteurs à eau, à électricité, s'abonner à internet. En France, ça peut paraître tout con, mais ici, on ne connaît pas du tout le système, et se faire comprendre n'est pas toujours simple !
Il faut aussi espérer qu'on ait d'autres colocataires car pour l'instant nous sommes les premiers... Beaucoup de questions à poser à l'agent immobilier qui nous répond, bien évidemment, en anglais. 

On hésite encore et toujours, mais la maison est bien située, pratique pour deux, propre, et l'agent immobilier est prêt à nous aider pour le contrat.

On revient le lendemain, la décision n'est pas vraiment prise. On se dit qu'on verra bien sur le moment. L'agent nous apprend alors que le « boyla » est en panne, qu'il y a des travaux, qu'on ne peut emménager avant trois jours.
Mais, bonne surprise, entre temps, deux filles se sont engagées pour la maison. Nous avons donc deux colocataires, d'origines thaïlandaise et japonaise. L'eau, l'électricité sont finalement installées... On dépose donc la caution (600€), la décision est prise !
Ici, pour louer une maison, pas besoin d'avoir un dossier de 30 pages comprenant avis d'imposition, celui de tes parents et de tes grands-parents, tes 50 dernières fiches de paie, tes relevés bancaires, une personne pour se porter caution, un mot dans ton carnet de correspondance ... 
Nan, on te demande juste ta carte d'identité et un certificat de scolarité. Il ne reste plus qu'à aller chercher ce précieux papier à l'université, qui, d'ailleurs, ne veut pas te le donner, étant donné que les cours n'ont pas commencé.... ahh ce que c'est drôle l'administration parfois.



Vue extérieure, côté rue.
Bref, 3 jours plus tard, enfin, nous avons emménagé dans notre maison. 




La voici :



























Elle comporte 5 chambres, 2 salles de bains, 1 jardin, 1 cuisine, 1 salon, quelques couloirs et 2 escaliers.
Nous avons le 3ème étage seulement pour nous : la chambre a un grand lit, un bureau, un grand dressing et une salle de bains, 2 tables de nuit et une lampe Ikéa.


Notre nouveau lit, couette Ikéa (la moins chère!)












Nous sommes très fiers de vous présenter nos accessoires, linges de lit, casseroles IKEA !
Pour la petite histoire, nous avons parcouru près de 8 kilomètres à pied, dont 4 km-retour avec trois sacs énormes (couettes, oreillers, vaisselles...)

Hé oui, les distances semblent moins longues sur Google Map qu'en réalité !












 
Notre chambre a donc une salle de bains privative et un grand dressing :






Une petite pensée pour vous :

















Si vous n'êtes pas sur les photos, 
ne vous énervez pas! 

Avant de partir, on a pris les premières photos qu'on a trouvées dans l'armoire !






Voici maintenant notre salon :




















La cuisine :
Machine à laver, micro-onde, toaster, congélateur, four et frigo... on va survivre ici !







La cuisine et le salon ont vue sur le jardin :




 




Voici donc notre adresse si vous voulez nous envoyer des chocolats, du pain, du vin, enfin plein de trucs bons en France qui ne le sont pas ici :

664 Bristol Road
Selly Oak
Birmingham B29

(écrire au nom d’Élodie)













PS : Pendant près de trois jours, nous nous sommes posés très souvent la question concernant la signification de « boyla ». Nous en avons parlé autour de nous, sans avoir de réponse. Merci à Ivann, colocataire de l'auberge de jeunesse, troisième année de langues étrangères appliquées, pour nous avoir donné la solution, sans même réfléchir : boiler ! (chaudière en Français)





 Élodie & François